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Si je ne suis pas en train de bosser, de dormir, ou de me promener à l'instant où vous lisez ces lignes, alors je suis probablement en train d'écouter un disque, de lire un livre où de regarder une cassette vidéo.

Dans cette page vous ne trouverez pas forcément les toutes dernières nouveautés, mais plutôt le dernier CD, livre et film que j'ai apprécié au cours de ces dernières semaines.

 

... sur ma platine,

Another Sky, le dernier CD d'Altan.

J'ai hésité à acheter ce disque tellement sa pochette est tristounette. Qui plus est, le sticker blanc sur fond rouge déclarant qu'Altan est "LE GROUPE PHARE DE LA SCENE TRADITIONNELLE IRLANDAISE" m'a fait penser à une opération marketing destinée à relancer des ventes faiblissantes. D'un autre côté, je n'ai jamais été déçu par les disques d'Altan. Alors, après deux minutes d'hésitation, j'ai quand-même fini par acheter le CD...

Et vous savez quoi ? Another Sky est probablement le meilleur album d'Altan à ce jour. Pour la première fois les chansons y sont aussi nombreuses que les morceaux instrumentaux, ce qui permet de vérifier (pour ceux qui en douteraient encore) à quel point Mairéad Ni Mhaonaigh est une grande chanteuse.

Les meilleurs moments : la reprise de Girl from the North Country de Bob Dylan, The Verdant Braes of Screen qui est une pure merveille (avec comme invitée Bonnie Raitt à la slide), et comme toujours tout un tas de Jig & Reels sur lesquels Mairéad se déchaîne au violon.

Mon morceau préféré : sans hésitation The Verdant Braes of Screen. La classe ! Le climat de cette chanson me fait penser à ce que faisait Sandy Denny.

01/11/2001

 

...sur ma table de chevet,

Le manoir des sortilèges, de Serge Brussolo

Gilles est l'écuyer de Thibault d'Estriviers, un des plus célèbres jouteurs de son époque. Ils vont de tournoi en tournoi et Thibault, qui triomphe toujours, remporte tous les prix. Mais un jour funeste il combat Foulques de Braz qui le tue et qui, suivant la coutume de l'époque, prend possession de tous ses biens et de son écuyer.

Mais Foulques est un homme inquiétant. Il ne parle pas, n'ôte jamais son armure couverte d'une épaisse couche de rouille et; à l'approche de la pleine lune, il demande à Gilles de planter des piquets dans le sol et de l'attacher solidement, afin qu'il ne puisse plus bouger jusqu'au lendemain matin.

Serge Brussolo ne manque pas d'imagination. Nous en avons ici une preuve de plus. Dans le manoir des sortilèges, il nous entraîne dans un moyen-âge situé à mi-chemin entre la vérité historique et l'heroic fantasy. Chevaliers, sorcières, ogres, inquisition : tous les ingrédients sont présents pour faire de ce livre un bon moment de détente et de dépaysement.

Un coup de chapeau pour l'anecdote du chevalier foudroyé en plein tournoi qui, sans le savoir, fût peut être l'inventeur du four à micro-ondes...

16/12/2001

 

...dans mon magnétoscope

La femme reptile

La femme reptile est un film fantastique Anglais de 1966, réalisé par John Giling, avec Noël Williams et Jennifer Daniel dans les rôles principaux. Ne le cherchez pas dans les magasins : je l'ai enregistré sur Arte.

A la mort de son frère, Harry Spalding hérite d'un cottage perdu dans un petit village de Cornouailles. Il décide d'en faire sa résidence, et y emménage avec son épouse Valerie. Mais il se rend rapidement compte que tous les habitants du village sont terrifiés et que le décès de son frère n'a rien de naturel.

Comme la plupart des films de la Hammer il s'agit d'une série B intégralement tournée en studios. Mais ça ne l'empêche pas d'être un film culte. Dans les films de la Hammer on devine la fin au bout de trois minutes, les décors sont en carton-pâte et les monstres portent des masques de caoutchouc si ringards que vos gamins refuseraient de les porter pour Halloween. Mais, avec leur brouillard à couper au couteau, leurs landes désolées et leurs nuits de pleine lune si lugubres ils ont un charme désuet dont je ne me lasserai probablement jamais.

Et puis il y a la starlette... Dans les films de la Hammer il y a toujours une super nana. Ici, il s'agit de Jacqueline Pearce. Profitant de l'engouement des anglais pour la culture indienne (engouement suscité par des musiciens comme les Beatles et Donovan), John Giling nous offre une scène dans laquelle Jacqueline Pearce, vêtue d'un sari rouge, interprète un raga (morceau de musique classique traditionnelle indienne) au sitar. Et dans cette scène, elle est vraiment à tomber...
Jacqueline Pearce
Jacqueline Pearce

01/11/2001

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Dernière mise à jour de cette page : 01/11/2001

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