Distribution
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Dean Corso |
Johnny Depp |
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La jeune inconnue |
Emmanuelle Seigner |
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Boris Balkan |
Frank Langella |
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Liana Telfer |
Lena Olin |
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Les premières minutes
Andrew Telfer, célèbre collectionneur, se pend
dans sa bibliothèque. La caméra fait un long travelling
sur ses étagères et s'arrête sur un trou
entre deux ouvrages. Un livre est manquant dans sa collection.
Dean Corso, expert en livres anciens, achète à
un couple trop crédule et pour un prix dérisoire
une édition de Don Quichotte datée de 1780. Puis
il est reçu par Boris Balkan qui lui confie une mission : la
veille de la mort de Telfer il lui a acheté son exemplaire
des "neuf portes du royaume des ombres", un grimoire
imprimé à Venise en 1665 dont ne subsistent que
trois exemplaires connus. Même si le livre a l'air authentique,
quelque chose ne colle pas et Balkan a des doutes. Corso devra
se rendre au Portugal et en France pour comparer son exemplaire
aux deux autres, puis déterminer s'ils sont authentiques
ou non..
Pourquoi j'aime ce film
La neuvième porte est un film d'atmosphère.
Roman Polanski, en jouant habilement avec les couleurs et les
sons, a réussi à faire un film étonnant
dans lequel le spectateur est promené de scènes
réalistes en scènes surnaturelles. C'est une technique
qu'utilise aussi Stephen King dans certains de ses romans : il
ancre ses lecteurs dans la réalité de la vie de
tous les jours et puis, au bout d'une centaine de pages, tout
bascule brutalement dans le fantastique ou l'horreur.
Dans La neuvième porte les scènes tournées
en extérieur bénéficient d'un réalisme
surprenant. Polanski a réussi à capturer sur la
pellicule non seulement les couleurs et les bruits, mais aussi
le feeling qui émane de ces lieux. Le spectateur qui ne
connaîtrait ni Paris, ni la campagne française,
en aurait une idée tout à fait exacte après
avoir vu le film. Lorsque Corso se fait agresser sur les quais
à Paris, on a l'impression de sentir la fraîcheur
de la Seine et l'odeur d'humidité qui monte du sol. Lorsqu'il
arrive à St Martin à la tombée du jour,
on a presque envie de remonter son col pour se protéger
du froid. Voyager sans se lever de son fauteuil : c'est
ça aussi le cinéma, mais on l'oublie un peu trop
souvent de nos jours.
Par contre, les scènes tournées en intérieur
sont baignées par une lumière surnaturelle, plus
jaune que la lumière réelle. C'est un peu comme
si tous les intérieurs n'étaient éclairés
que par des chandelles. Si on ajoute à cela une bande
originale oppressante, et des bruits dont le volume est exagéré
par rapport à la réalité (écoutez
par exemple le bruit des pages du livre que Corso feuillette
ou le bruit du whisky qu'il verse dans son verre), on obtient
un climat qui vous mettra juste assez mal à l'aise pour
avoir envie de... revoir ce film très souvent.
A mon avis, les vrais héros de La neuvième
porte sont ces vieux grimoires, imprimés en petite
quantité il y a des siècles et qui sont peut-être
les derniers dépositaires d'un savoir ancien que nous
sommes incapables de comprendre. Je suis content que quelqu'un
ait pensé à leur consacrer un film.
La meilleure scène
Je n'ai pas vraiment de scène préférée
dans ce film. Il s'agit d'un tout qui forme une histoire cohérente
dont on ne peut dissocier aucune partie. Pour vraiment l'apprécier,
il faut le regarder du début à la fin à
chaque fois, et se laisser gagner par son atmosphère si
particulière.
La nana
La gentille ou bien la méchante ? La belle inconnue
(Emmanuelle Seigner) qui sauve Corso tout au long du film ou
bien Liana Telfer (Lena Olin), aussi jolie que dangereuse et
prête à tout pour récupérer le "neuf
portes" de son défunt mari ? Vivons dangereusement,
et accordons notre préférence à Lena Olin. |